Organisation du Travail, Risques Psychosociaux

Le Droit à la déconnexion en 3 points

Connexion permanente

 

Network

Notre société actuelle tend de plus en plus vers une hyper-connectivité, la sphère professionnelle ne fait pas exception.

Pourtant, le Droit à la déconnexion est devenu indispensable pour un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Ce dernier doit être conservé pour améliorer la productivité et prévenir le burn-out.

 

 

 

Droit à la déconnexion

 

 

Equilibre vie privée / vie professionnelle

 

 

A la fin de la journée, chaque collaborateur a le droit (et même le devoir) de décompresser, en pensant à autre chose que le travail.

L’idéal étant de bien séparer les sphères privées et professionnelles, comme nous avons pu le voir avec le télétravail.

 

Il est vrai qu’il est parfois difficile de séparer les deux. Bien souvent, le salarié raconte sa journée de travail à ses proches, une fois rentré chez lui, mais cela doit s’arrêter là.

En ce qui concerne les interruptions d’ordre personnel au travail, cela peut arriver mais doit rester occasionnel.

 

Cela va dans les deux sens ! Il est possible de sensibiliser les collaborateurs à l’importance de l’équilibre vie privée / vie professionnelle.

 

S’il est également vrai que personne  n’est à l’abri d’une urgence personnelle au travail.

Il n’en demeure pas moins que le collaborateur n’a pas à être soumis à des appels personnels intempestifs, interrompant son travail ou pire, pendant une réunion.

 

Il en va de même pour le respect de la vie privée des collaborateurs.

Ils n’ont pas à se lever de table ou interrompre des moments de partage familiaux pour répondre à une question professionnelle hors temps de travail.

 

Le temps, c’est de l’argent

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Dans le monde de l’entreprise, le temps représente effectivement de l’argent. Le temps permet de gagner de l’argent, mais il représente également la rémunération des collaborateurs.

 

Rappelons le contexte d’un contrat de travail : le salarié est placé sous le lien de subordination de l’employeur, pour effectuer une contribution en échange d’une rétribution. La plupart de ces contrats sont délimités par le temps de travail.

Ainsi, aux horaires déterminés, le salarié est rémunéré en échange de son travail.

 

Prenons donc le célèbre adage « le temps, c’est de l’argent » au mot.

En dehors de ce temps de travail, le salarié n’est pas rémunéré et n’a donc pas à être disponible et travailler gratuitement.

Certains cadres sont rémunérés davantage pour compenser le poids des responsabilités. Ils sont ainsi sollicités hors temps de travail et n’ont un droit à la déconnexion que très limité. Attentions toutefois aux abus ! Ce poids peut devenir trop important et mener à l’épuisement professionnel.

Si vous y prêtez attention, vous verrez que bon nombre de ces appels en dehors des horaires de bureau pouvaient être évités. A condition de ne pas attendre le dernier moment et faire face à une urgence.

 

C’est urgent !

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Dans le même état d’esprit que l’adage précédent, le temps est limité et donne parfois l’impression que tout est urgent.

Mais l’urgence est toute relative !

Seuls les « urgentistes » doivent réellement intervenir au plus vite. C’est le cas notamment de certains médecins, des pompiers, des policiers etc. Les métiers où la sécurité, voire la vie, de quelqu’un est en jeu.

 

Si nous travaillons dans l’urgence cela montre simplement que l’on veut trop en faire  dans un laps de temps trop court.

Plusieurs options s’offrent à nous : compléter l’équipe, réguler la charge de travail ou réorganiser le travail.

 

 

Organisation du Travail

 

 

Prévoir l’imprévu

Ne pas travailler dans l’urgence c’est se donner des plages horaires pour gérer les imprévus.

Mais pendant le temps de travail !

Si l’on doit poser une question à un salarié, sans pouvoir attendre le lendemain, cela veut simplement dire qu’on a trop attendu et qu’on aurait dû le solliciter avant qu’il ne quitte le lieu de travail.

 

Fini les dossiers à finir pour hier. Il faut s’organiser et prévoir ces dossiers qui tombent au dernier moment. Vous verrez que très peu de choses sont réellement imprévisibles.

D’accord, certains clients ont des besoins de dernière minute, mais il faut se tenir prêt à y répondre.

 

Ainsi, la véritable urgence est de mettre en pause les tâches en cours, le temps de répondre à ce besoin. Etre préparé à ce cas de figure permet d’atteindre l’objectif d’autant plus vite et revenir aux tâches précédentes.

 

Les appels en dehors du temps et du lieu de travail ne sont que très rarement justifiés et inévitables.

 

 

Connexion et communication

 

 

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Plutôt qu’être connectés en permanence et être interrompus dans le travail, utilisons les outils de communication à bon escient.

Bon nombre d’outils collaboratifs permettent de centraliser les informations et donc d’y avoir accès à tout moment, en cas de besoin.

 

C’est le cas par exemple de Trello, dont j’ai parlé dans un précédent article. Il s’agit d’un outil de gestion de projet où l’on peut suivre l’état d’avancement des tâches de chacun et centraliser les informations. Il est également possible d’y ajouter des commentaires de dernière minute. 

Le recours à ces outils permettent au collaborateur d’aller chercher les informations, de les partager et répondre à d’éventuelles questions et mails, lorsqu’il est le plus disponible et apte à le faire.

Une bonne organisation du travail consiste à déterminer à l’avance ces moments et  cesser de répondre à tout mail entrant, constituant une interruption et une surcharge de travail.

 

Les outils téléphoniques et de messagerie instantanée devraient ainsi être utilisés avec parcimonie, uniquement en cas de réel besoin : si cela ne peut pas attendre et ne peut pas être anticipé.

Les collaborateurs n’en seraient que plus efficaces et productifs !

 

 

Conclusion

 

Avec une bonne organisation et une bonne communication, les urgences deviennent relatives et l’information accessible en l’absence du salarié. Le droit à la déconnexion devient ainsi facile à respecter ! Les collaborateurs sont ainsi plus productifs et satisfaits.

A bientôt,

Yohanna Gomez

 

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2 thoughts on “Le Droit à la déconnexion en 3 points

  1. Ces nouveaux outils TIC présentent des risques pour le nombre grandissant d’employés et de cadres qui les utilisent intensivement, au point de concerner la majorité des effectifs dans le secteur tertiaire : ce sont surtout les risques psychologiques liés au stress, à l’excès de charge mentale qui apparaissent les plus préoccupants dans le développement non maitrisé des technologies de l’information et de la communication, à la fois sous ses aspects psychosociaux et organisationnels ( surcharge informationnelle, perte des limites entre vie professionnelle et privée, disponibilité et interactivité permanentes, nomadisme professionnel, affaiblissement des relations interpersonnelles). la prévention du stress et des atteintes à la santé mentale liées aux TIC relève de mesures techniques et organisationnelles, en repérant et éliminant des pratiques abusives et déviantes d’utilisation que les TIC peuvent générer, si elles ne sont pas maîtrisées et encadrées. source pour plus d’infos : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=483

    1. Bonjour Alain,
      Merci beaucoup pour ce commentaire très enrichissant et à propos ! Effectivement le déluge d’informations peut engendrer une surcharge préjudiciable.
      Le lien est très intéressant pour savoir comment s’attaquer à cette problématique.
      J’espère que l’article vous a plu.
      A bientôt.
      Yohanna Gomez

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