Comment réduire l’absentéisme ? Indicateur de RPS.

 

Nous avons vu que le taux d’absentéisme est un indicateur important d’exposition aux Risques Psychosociaux.

Voyons à présent comment l’enrayer. Sur quels éléments vous concentrer en priorité ?

 

 

Quelles sont les principales causes d’absentéisme ?

 

 

Vous faites face à un absentéisme important ? Pour le réduire, il est indispensable d’en connaitre les causes possibles.

Elles peuvent être multiples. Alors concentrons-nous sur les éléments principaux sur lesquels vous pouvez avoir une emprise :

  • Les conditions de travail
  • La pression au travail
  • Le rapport au travail
  • L’équilibre entre vie privée et vie professionnelle

 

 

Les conditions de travail

 

 

Les conditions matérielles de travail peuvent être particulièrement délétères.

Avant tout, il est vital de prévenir au mieux les risques professionnels.

Mais il est également indispensable de fournir les ressources nécessaires à l’accomplissement des missions confiées aux collaborateurs.

Enfin, vous pourrez vous demander si certaines conditions physiques peuvent être améliorées (port de charge lourde, tâches répétitives etc.).

 

Dans ce cheminement, vous identifierez probablement des éléments sur lesquels vous pouvez facilement intervenir pour améliorer durablement les conditions de travail des équipes.

 

Cas particulier

L’accueil d’un salarié après son absence est bien souvent insatisfaisant. Il est rare que les conditions de travail soient réadaptées ou même remises en question.

Pourtant, l’entretien de retour maladie, notamment après une absence de longue durée, peut être l’occasion d’ouvrir le dialogue et savoir ce qui a pu provoquer cette absence (sans oublier de respecter le secret médical !).

 

Une réorganisation plus ou moins provisoire du travail et une resocialisation du collaborateur peuvent être une bonne solution pour diminuer l’absentéisme.

A noter qu’une formation est souhaitable pour être capable de mener à bien ce type d’entretien.

 

 

La pression au travail 

 

 

Cette pression peut-être de différentes natures : temporelle, émotionnelle et/ou physique.

 

Voici les questions à se poser :

  • Les délais sont-ils suffisants ? Les objectifs sont-ils réalisables dans les temps ? (Pression temporelle)

Un rythme de travail accru est également source d’absentéisme.

 

  • Certains aspects émotionnels sont-ils problématiques ? Peuvent-ils être améliorés ?

Le contact avec le public est un cas particulier : il ne peut pas être évité ou contrôlé.

Il constitue un facteur délétère de risques psychosociaux. Couplé à une organisation du travail inadaptée, il est source de désengagement et de fuite du lieu de travail. En effet, cela génère un stress et une tension trop importants.

Pour « limiter la casse », vous devez identifier les autres facteurs délétères, que vous pouvez réduire, et les facteurs protecteurs à favoriser (au cours d’un diagnostic RPS).

 

  • L’équipe fait elle face à une charge de travail trop importante ? (menant à l’épuisement)

Avec la dématérialisation, de nouvelles exigences de travail sont apparues, apportant une charge mentale de travail importante et parfois du stress. Elles doivent également être prises en compte.

En savoir plus : Comment alléger la charge mentale et la charge émotionnelle ?

 

 

Le rapport au travail

 

 

Cette notion est un peu plus complexe. Il est parfois difficile de savoir ce qui dégrade le rapport que les collaborateurs ont du travail.

Vous pouvez alors le favoriser au mieux de votre côté. Pour cela, plusieurs pistes s’offrent à vous :

  • Favoriser l’évolution professionnelle et la formation (développement des compétences)
  • Donner un sens au travail
  • Faire preuve de reconnaissance et valoriser le travail individuel et collectif

Pour aller plus loin : La reconnaissance donne-t-elle du sens au travail ?

 

Il est également intéressant de se pencher sur la question d’attachement organisationnel et d’engagement professionnel.

Le management de proximité joue un rôle important dans le désengagement et le retrait du travail. Ses pratiques ne doivent être ni trop rigides, ni trop laxistes.

L’équilibre est la clé. Il en va de même pour l’autonomie de son équipe : elle doit être suffisante, sans rimer avec isolement et/ou absence de directives.

 

 

L’équilibre entre vie privée et vie professionnelle

 

 

Entre deux journées de travail, le collaborateur doit pouvoir recharger ses batteries. C’est pourquoi il est important de respecter sa vie privée et le laisser souffler en dehors de ses horaires de travail.

L’inverse est également vrai : quand le travail est satisfaisant, il peut permettre de laisser de côté ses problèmes personnels.

 

Mais, il n’est pas rare qu’une sphère déborde sur l’autre. Parfois de façon positive, mais la plupart du temps il s’agit d’un impact négatif.

Vous pouvez alors veiller à ce que les problèmes de bureau ne suivent pas les collaborateurs chez eux. Un débrief rapide en fin de journée permet de relâcher la pression, si vous rassurez l’équipe qu’une solution sera trouvée et qu’ils n’ont plus à y penser avant le lendemain.

Il est parfois nécessaire de dédramatiser la situation : c’est rarement une question de vie ou de mort !

 

L’inverse peut également arriver : des problématiques plus personnelles peuvent être à l’origine d’absences. Il convient, dans ce cas, d’ouvrir le dialogue avec les collaborateurs concernés pour trouver une solution satisfaisante pour chacune des parties.

 

 

Pour aller plus loin, un plan d’action peut être mis en place et suivi par le comité de pilotage des RPS.

 

Yohanna Gomez

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